Drapeau de la Chine © EU
Rassemblés à Pékin à l’occasion du sommet annuel UE-Chine, les dirigeants des deux parties ont convenu de prendre des mesures en vue de faciliter les contacts entre les citoyens chinois et européens.
La date de cette annonce n’a évidemment pas été choisie au hasard, 2012 ayant été proclamée Année du dialogue interculturel UE-Chine. Par ailleurs, les discussions ont également porté sur les moyens d’améliorer la coopération dans les domaines de la croissance économique, du changement climatique et de la sécurité énergétique. Lors du sommet, l’UE était représentée par Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, et José Manuel Barroso, président de la Commission européenne. La Chine était quant à elle représentée par le Premier ministre du Conseil d’État, Wen Jiabao.
Le documentaire ci-dessous évoque quelques-unes des questions clés des relations UE-Chine: le commerce, les contacts interpersonnels et certains sujets d’intérêt commun tels que le changement climatique.
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Dans un communiqué de presse conjoint publié à l’issue de la réunion du 14 février, les dirigeants européens et chinois ont souligné que le partenariat stratégique global qui lie les deux parties avait été étendu et approfondi.
Contacts interpersonnels
Toutes les personnes présentes ont exprimé leur satisfaction quant au succès remporté par l’Année de la jeunesse UE-Chine en 2011 et se sont félicitées du récent lancement de l’Année du dialogue interculturel UE-Chine en 2012.
Elles ont convenu de faire des efforts afin de faire progresser les échanges et la coopération dans le domaine du tourisme durable et de tout mettre en œuvre pour que la Déclaration conjointe entre la Commission européenne et l’Administration nationale chinoise du tourisme sur la coopération dans le domaine du tourisme durable puisse être signée le plus rapidement possible.
Reconnaissant les avantages importants susceptibles de découler d’un renforcement des contacts interpersonnels, les dirigeants des deux parties ont convenu d’étudier les moyens de faciliter la mobilité des citoyens chinois et européens et de renforcer leur coopération dans le domaine de l’immigration illégale. Dans le même temps, l’UE et la Chine examineront attentivement la possibilité d’accorder une exemption de visas aux titulaires d’un passeport diplomatique.
Les deux parties ont également convenu d’explorer la possibilité d’établir un Centre UE-Chine, devant servir de guichet unique pour l’information et les activités entre la Chine et l’UE.
Soutien mutuel entre Pékin et Bruxelles
Chaque partie a convenu de voir positivement et de soutenir le développement de l’autre. La Chine a réaffirmé son soutien continu au processus d’intégration européenne. L’UE a quant à elle souligné la croissance durable, stable et rapide de l’économie chinoise, ainsi que sa contribution importante à la croissance mondiale, avant de réaffirmer son soutien au développement pacifique de la Chine et son respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de ce pays.
Questions relatives aux droits de l’homme
Par ailleurs, l’UE et la Chine ont souligné l’importance de promouvoir et de protéger les droits de l’homme et l’État de droit. Les deux parties se réjouissent de renforcer leur dialogue et leur coopération dans ce domaine, dans un esprit d’égalité et de respect mutuel, et se sont dit prêtes à œuvrer ensemble pour continuer à faire progresser la situation sur le terrain.
Chaque partie a en outre confirmé son engagement à coopérer avec les mécanismes des Nations unies relatifs aux droits de l’homme.
Commerce et relations économiques
Les dirigeants des deux parties ont également reconnu que le renforcement de leurs relations économiques était vital tant pour la Chine et l’UE que pour l’économie mondiale. Les deux parties ont convenu de renforcer et d’approfondir leur dialogue bilatéral et leur coopération pratique dans les domaines macroéconomique, commercial et financier.
Elles ont souligné les développements positifs observés dans le cadre des relations bilatérales dans le domaine du commerce et des investissements, qu’elles considèrent comme la pierre angulaire du partenariat stratégique. Le fait que les échanges commerciaux aient atteint une ampleur sans précédent, que l’intégration économique ait résisté aux pressions exercées durant la crise financière internationale, que l’Europe demeure la principale destination des exportations chinoises et que la Chine soit le marché d’exportation de l’UE ayant affiché la croissance la plus rapide démontre bien tout l’intérêt que présente pour les deux parties le renforcement de cette relation mutuellement bénéfique.
Par ailleurs, l’UE comme la Chine se sont félicitées de la volonté des entreprises d’intensifier les échanges et les investissements bilatéraux. Les dirigeants des deux parties ont reconnu qu’un accord d’investissement UE-Chine ambitieux permettrait de promouvoir et de faciliter les investissements dans les deux sens.
Coopération énergétique
Chine et l’UE ont également convenu d’approfondir davantage leur coopération dans le domaine de l’énergie. Les deux parties ont salué et exprimé leur soutien à l’idée d’organiser, au mois de juin, une réunion de haut niveau UE-Chine sur l’énergie, lors de laquelle elles pourront discuter de manière approfondie des questions liées à la sécurité énergétique, aux sciences et technologies énergétiques, ainsi qu’aux stratégies et plans de développement adoptés par la Chine et l’UE dans ce domaine, en vue de définir les orientations à suivre et les secteurs prioritaires de leur future coopération pratique.
Elles ont également convenu d’approfondir leur coopération en matière de technologies énergétiques et de continuer à aider les petites et moyennes entreprises (PME) chinoises et européennes à prendre part à des activités conjointes de R&D et d’innovation dans le domaine de l’énergie.
Dans le cadre du partenariat UE-Chine sur le changement climatique, les deux parties ont convenu d’intensifier leur coopération pratique sur les questions d’intérêt commun. Elles ont en outre confirmé leur volonté de coopérer dans le domaine du captage et du stockage du carbone.
Les deux parties se sont félicitées des progrès réalisés dans le cadre de l’accord de coopération scientifique et technologique et ont convenu de poursuivre sur cette voie, ainsi que d’encourager les échanges de jeunes chercheurs.
Sciences et technologies
Les deux parties se sont félicitées des progrès réalisés dans le cadre de l’accord de coopération scientifique et technologique et ont convenu de poursuivre sur cette voie, ainsi que d’encourager les échanges de jeunes chercheurs. Elles ont également convenu de s’engager dans des échanges plus vastes pour tirer parti des synergies entre les instances de coopération existantes dans le domaine de l’innovation scientifique et technologique, afin de partager leurs expériences sur les meilleures pratiques et d’identifier de possibles domaines de coopération, notamment en vue de promouvoir le développement et le déploiement de solutions technologiques innovantes susceptibles d’apporter une réponse à de grands défis sociétaux communs.
Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur coopération en ce qui concerne le système mondial de navigation par satellite (GNSS) – GALILEO conformément à l’accord de 2003, et de s’efforcer de la porter à un niveau différent en explorant et en développant de nouveaux domaines d’application.
Coopération internationale
Les deux parties sont déterminées à renforcer la coordination et la coopération au niveau bilatéral et au sein d’organisations internationales comme les Nations unies et le G20, notamment sur des questions d’importance majeure telles que la gouvernance économique mondiale, la stabilité financière, le renforcement de la réglementation financière, la sécurité énergétique, la sécurité et la sûreté alimentaires, le changement climatique et la sûreté nucléaire.
Les deux parties souhaitent que le G20, en tant que premier forum de coopération économique internationale, joue un rôle plus important dans la gouvernance économique mondiale. Par ailleurs, elles ont souligné qu’il était impératif de réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement définis par les Nations unies et de réduire la pauvreté mondiale. Elles se sont toutes deux engagées à soutenir la communauté internationale dans ses efforts en vue d’atteindre les OMD.
Les dirigeants des deux parties ont échangé leur point de vue sur certaines questions internationales et régionales d’intérêt commun, telles que le programme nucléaire iranien, l’Afrique du Nord, la Syrie, le Moyen-Orient, la péninsule coréenne et le Myanmar/la Birmanie. Ils ont réaffirmé leur volonté de renforcer le dialogue et la coopération sur des questions telles que la lutte contre la piraterie et la non-prolifération en vue de promouvoir la paix et la sécurité dans leurs régions respectives et dans le monde. Les deux parties ont convenu que, compte tenu des changements rapides qui caractérisent le monde d’aujourd’hui, il est dans l’intérêt de la Chine et de l’UE de travailler en étroite coopération sur les questions régionales et mondiales.
Contexte
L’UE et la Chine ont entamé des relations diplomatiques en 1975 et signé leur premier véritable accord commercial dix ans plus tard. Depuis lors, ces relations n’ont cessé de se développer. Aujourd’hui devenues des partenaires stratégiques, les deux parties ont intensifié leurs échanges à tel point qu’elles constituent désormais la seconde relation commerciale au monde.
Jusqu’à présent, le partenariat stratégique UE-Chine reposait sur deux piliers: le dialogue stratégique de haut niveau et le dialogue économique et commercial de haut niveau. Le sommet de Pékin sera l’occasion de lancer un troisième domaine de coopération, à savoir le «dialogue interpersonnel de haut niveau».
Communiqué de presse sur le 14 sommet UE-Chine
Année du dialogue interculturel UE-Chine
Relations de l’UE avec la Chine
Délégation de l’UE en Chine